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Bonjour, que Dieu vous bénisse: Comme chaque année une semaine de jeûne et prières est organisée par le centre évangélique de Béthune au VVF de Salperwick près de ST OMER dans le nord de la France du 20 au 25 septembre 2010 .Pour tous renseignements ou réservations, veuillez téléphoner au 03.21.56.22.21. contact: Pasteur Philippe Lebouc: 74 rue de la bombarde 62131 Verquin.
PHILIPPE LEBOUC: PASTEUR.
 

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Prédication du Pasteur William Parrot " ABBA PERE"

 
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verda
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MessagePosté le: Mer Juin 08, 2005 7:35 pm    Sujet du message: Prédication du Pasteur William Parrot " ABBA PERE" Répondre en citant

« Abba Père ! »

(Christ le Fils unique du Père, Dieu, le Père de la nation d’Israël, Dieu le Père des croyants)

J’ai sur le cœur quelque chose de très profond à partager avec vous. Que le Seigneur bénisse ces moments. Frères et sœurs ! on pourrait dire Bien-aimés dans le Seigneur ! Je voudrais introduire ce message par une anecdote qui sera un rappel pour certains, mais pour d’autres ils la découvriront, car je n’en ai jamais parlé lors d’un culte. Pendant trois années, j’ai travaillé avec un pasteur et celui-ci au début de son ministère a été conduit par le Seigneur dans une ville importante de la France, mais où il n’y avait que 17 membres, c’était une toute petite église.
Au bout d’un certain temps, son collaborateur le plus précieux, un ancien de l’Eglise, un homme de Dieu remarquable est mort. Le pasteur, très affecté, est allé à la morgue, pour lui rendre, disons, « une dernière visite » (Il y avait là une réelle conduite du Saint-Esprit, pourtant, il n’avait rien ressenti d’extraordinaire.) Il était là à côté de la dépouille, il réfléchissait, il était silencieusement en communion avec Dieu, et Lui parlait intérieurement dans une sorte de « lamentation en Esprit. » Il disait à Dieu avec un profond respect : « Seigneur ! J’avais 17 brebis et Tu m’en prends une ! … » C’est alors que le mort ressuscite ! Il se relève en s’asseyant… Vous imaginez le « branle-bas de combat » dans l’hôpital : le constat de décès avait été signé, le médecin le déchira devant le pasteur… Mais ce qui est le plus intéressant à mon avis {tout au moins pour nous ce matin} c’est ce qu’a vécu ce frère après sa mort : Son âme est allée droit vers la Présence de Dieu et il était en train de crier de toute sa force : « Père ! me voici ! » « Père ! me voici ! » mais Dieu lui dit : « Retourne ! » et ce fut le miracle glorieux de sa résurrection. Le Dieu de la vie lui rajoutera encore exactement 15 années comme pour le roi Ezéchias. Il y a encore d’autres choses que je pourrais ajouter concernant ce frère qui a été ressuscité, mais retenons pour nous ce matin : « Père ! me voici ! » « Père ! me voici ! »
En effet, pour vous ce matin, mes frères et sœurs je n’ai qu’un seul mot, un nom : Père. Je voudrais vous parler de cette notion du Père concernant Notre Dieu de gloire, ce Dieu magnifique, ce Dieu merveilleux, ce Dieu majestueux. Dieu est aussi et surtout : Notre Père.

Christ, le Fils unique du Père
Pour nous imprégner plus profondément encore de cette notion du Père, je vous propose trois paroles de notre merveilleux Sauveur, notre Seigneur de gloire :
* (Jean.12/28) : « Père ! Glorifie Ton Nom ! » C’est une très belle prière que fait Jésus.
* (Luc 11/2) : « Père ! Que ton Nom soit sanctifié ! »
* (Marc.14/36) : « Abba ! Père ! Toutes choses Te sont possibles ! Eloigne de Moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux ! C’est à Gethsémané.

En effet, cette notion du Père, le contenu et le sens de ce Nom, c’est sans aucun doute le Christ, qui nous les a pleinement révélés. Il l’a fait en Sa qualité de Fils.
Christ, le Fils du Dieu vivant ; Christ, le Fils de l’Amour du Père ; Christ, le Fils bien-aimé du Père ; Christ, le Fils unique du Père. Il semble que l’on ait ici cet écho de (Gen.22) où Dieu dit à Abraham :
« Prends ton fils, ton fils unique… » Christ, Son Unique.

L’Ecriture nous dit (Jn.1/18) : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est Celui qui L’a fait connaître » Le « sein » du Père est une expression hébraïque qui nous parle d’intimité, d’une intimité profonde ; elle nous parle de proximité, d’une communion intense. D’ailleurs, cette communion ineffable entre le Père et le Fils, cette communion jaillissante et empreinte de perfection divine se retrouve dans un petit mot, au début du prologue de Jean (Jn.1/1) : « Au commencement était la Parole, (on peut dire : Au commencement était le Fils éternel) le Fils était avec le Père et le Fils était Dieu » le petit mot que je voudrais partager avec vous est : le Fils était « avec » Dieu, (en grec : « pros » veut dire : auprès de, avec l’idée d’une orientation, d’une proximité vivante et dynamique) il y a là la gestation de toute la Création qui va venir, une proximité dynamique impliquant un mouvement sans fin vers Dieu. Le Fils Eternel était auprès de Dieu, face à face avec Dieu. Il était uni à Dieu, Son Vis à vis, Son Répondant. Le Fils unique était auprès du Père, Il était dans le Sein du Père.

Christ nous a donc révélé cette notion du Père. N’est-Il pas l’Auteur de la parabole du fils prodigue dans lequel nous voyons « le cœur du Père » ému de compassion. Christ est l’Auteur également, nous le verrons plus loin, de la prière dominicale, du « Notre Père ». Enfin Christ est la Source, ne l’oublions pas de la « prière sacerdotale » (Jn.17), prière dont on ne peut réaliser vraiment la dimension spirituelle. Dans cette prière le Fils s’adresse à Son Père en disant : « Père ! l’heure est venue ! (Jésus sera crucifié à 9 heures le lendemain) Glorifie ton Fils afin que Ton fils Te glorifie. » Et plus loin, Il dit : « (Père), la vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ. » Puis encore un peu plus loin le Fils s’exprime en utilisant deux expressions qui ne se trouvent nulle part ailleurs dans toute la Bible, Il va dire à Son Père (v.17) : « Père saint ! » c’est formidable que Dieu, le Père soit trois fois « saint ». Il va dire aussi (v.25) : « Père juste ! » c’est formidable la justice de Dieu. Alléluia ! Nous avons un Dieu juste ! un Dieu saint ! nous avons un Dieu formidable ! Nous avons un Dieu magnifique en sainteté ! Alléluia !

Mais revenons aux trois paroles de Jésus :
* « Père, glorifie Ton Nom ! » (Jn.12/28) Jésus prononce cette prière dans un moment, où Il est prophétiquement, comme malaxé dans Son humanité par la pensée de Sa crucifixion prochaine. Ce moment particulier avait été annoncé par l’Esprit de Christ, à travers David, dans le (Ps.6/4) : « Mon âme est toute troublée ; et Toi, Eternel ! jusques à quand ? …» Jésus qui est en train de pressentir toutes ces choses, dit (Jn.12/27) : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-Je ?…Père, délivre-Moi de cette heure ?…Mais c’est pour cela que Je suis venu jusqu’à cette heure. » C’est là qu’Il dit : « Père, glorifie Ton Nom ! » Alléluia ! Quel parfum pour Dieu, qui répond aussitôt à voix haute, de façon audible, c’est une voix qui retentit du ciel : « Je L’ai glorifié et Je Le glorifierai encore. » « Père, glorifie Ton Nom ! »Voilà une belle prière que nous devrions, nous enfants de Dieu, enfants du Père, faire monter sans cesse vers le ciel : Père, glorifie Ton Nom dans ma vie, dans ma famille, dans mon entourage professionnel. Père, glorifie Ton Nom dans notre église locale, dans notre pays, mais avant tout glorifie Ton Nom dans nos cœurs !
* « Père ! Que Ton Nom soit sanctifié ! » C’est merveilleux, c’est une parole de la prière dominicale, {Dominus en latin : le Seigneur} du « Notre Père ». C’est une prière que le Seigneur nous a donnée à deux reprises dans des circonstances différentes et énoncée dans des termes variant quelque peu. Ici, dans l’Evangile de Luc, le Seigneur nous enseigne à prier en nous adressant à Dieu en disant tout simplement : Père ! Vous ne trouvez pas que c’est formidable de dire : Père à Dieu. J’aime beaucoup le début de cette deuxième version du « Notre Père » : « Père ! Que Ton Nom soit sanctifié ! » cela veut dire : Père ! Que Ta personne soit respectée, profondément respectée ! Père ! Que Ta personne, on pourrait dire : Que l’Essence de Ta Personne soit reconnue pour sainte ! C’est ce que signifie également le mot grec : « Agiazo » : reconnaître pour saint. Père ! que Tu sois mis à part dans nos vies, à travers nous. Nous chrétiens, mes frères et sœurs, ne mettons pas Dieu à « toutes les sauces » faisons très attention ! Sanctifions le Nom du Père ! Ayons pour la Personne de Dieu un extrême, un profond respect. Alléluia !
* « Abba, Père ! » Cette expression touchante employée par Jésus est empreinte d’une tendresse filiale infinie, d’une intimité secrète. « Abba » est un terme araméen ici transcrit puis traduit en grec « Pater ». A l’origine, c’était le mot employé dans l’intimité familiale par le fils. Abba exprime ici l’affection filiale envers Dieu. Le mot hébreu correspondant est : « Ab ». Le mot Abba ne semble pas avoir été utilisé pour s’adresser à Dieu dans le Judaïsme. Ainsi dans une prière juive de la synagogue appelée « Qaddish » qu’on a souvent rapproché de « Notre Père » on trouve la formule suivante : « Notre Père dans le ciel » Certains traduisent « Abba » par Papa (cela ne me dérange pas que certains disent « Papa » à Dieu, car il y en a qui sont orphelins, ils ont vécu des choses particulières. Personnellement pour ma part, c’est mon expérience je n’ai jamais dit : Papa » à Dieu. Je ne crois pas que les Juifs disent « Papa ».N’oublions pas que la pensée est Juive, même dans le Nouveau Testament, mais je comprends très bien que l’on puisse dire : Papa » à Dieu et Dieu entend bien sûr cette prière. Alfred Kuen rend ce terme : « Abba » par l’expression : « Mon cher Père ».
Quoiqu’il en soit ce terme araméen exprime, ici une intimité filiale, profonde et réelle. Il exprime dans la réalité de ce qu’il représente, dans son vécu, une qualité tout à fait exceptionnelle de communion avec Dieu. Il y a dans l’utilisation de ce terme une dimension spirituelle tout à fait intense, pleine de richesses. On peut imaginer que Jésus, dans Sa vie de prière, dans Sa relation secrète avec Dieu utilisait constamment ce terme, on ne le sait pas. Mais dans l’Ecriture, Il l’utilise une seule fois dans ce passage de Marc14/36. Nous sommes à Gethsémané, Jésus est à genoux, la face contre terre dans un combat dont on ne peut soupçonner l’ampleur. Luc nous dit que fortifié par un ange, Jésus prie si intensément que Sa sueur devient comme des grumeaux de sang qui tombent à terre ! C’est à Gethsémané que Jésus parle à Son Père en utilisant justement ce terme : « Abba, Père, toutes choses Te sont possibles, éloigne de Moi cette coupe ! (la coupe de nos péchés) Toutefois, non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux » Alléluia ! Quand on peut dire à Dieu : Non pas ce que je veux mais ce que Tu veux, alors on peut Lui dire : « Abba, Père » Alléluia ! Jésus est en train de toucher là, le plus profond de la sensibilité du cœur de Dieu, du Cœur d’Amour de Son Père.
Essayons d’imaginer un seul instant la richesse spirituelle ineffable contenue dans ce terme « Abba », quand Il est prononcé par le Fils de Dieu. C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle, disait Jésus. Essayons aussi, mes frères et sœurs d’imaginer un seul instant l’écho ineffable, imaginons l’émotion spirituelle que cette expression venant du Fils unique, venant du Fils obéissant pouvait susciter dans le Cœur d’Amour du Père ! Abba, Père !

Dieu, le Père de la nation d’Israël
Laissons maintenant cet aspect de « filialité » concernant Dieu le Père et Son Fils unique, le Christ et voyons cette notion de Dieu le Père chez l’homme. Je vous cite deux textes de l’Ancien Testament, ce sont des passages tirés des incomparables strophes du prophète Esaïe. C’est la prière du peuple d’Israël repentant, (Es.63/15-16) : « Le frémissement de Tes entrailles et Tes compassions ne se font plus sentir envers moi. Tu es cependant notre Père, car Abraham ne nous connaît pas, et Israël ignore qui nous sommes ; c’est Toi, Eternel qui est notre Père, qui, dès l’éternité, T’appelles notre Sauveur. » Dans cette notion de Dieu Sauveur dans l’Ancien Testament, il y a quand même la notion du Père qui va donner une deuxième fois la vie. Esaïe 64/7 : « Cependant, ô Eternel, Tu es notre Père ; nous sommes l’argile, c’est Toi qui nous as formés, nous sommes tous l’ouvrage de Tes mains. » A noter que ces deux textes sont les seuls passages de l’Ancien Testament où Dieu soit appelé « Notre Père » dans une prière. Sur le plan collectif, le peuple d’Israël reconnaissait Dieu comme le Père de la nation. Dieu, Lui-même appelle le peuple d’Israël : Son Fils, Son premier-né quand Il parle à Moïse lors du buisson ardent (Ex.4/22) : « Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Eternel : Israël est Mon fils, Mon premier-né. »

Dieu a appelé Abraham, Il a donné l’existence à la nation, Il l’a nourrie comme un Père mais aussi, souvenez-vous de l’explication du nom « El-Shaddaï », que nous a laissée Jacques Elbaz dernièrement, Dieu nourrit Israël comme une mère qui allaite son enfant. Comme un Père Dieu protège aussi Israël, et même si parfois Dieu corrige Son peuple, Il finit toujours par intervenir en Sa faveur comme un bon Père. Israël, malgré l’épreuve du feu (c’est là, toute la signification exacte de la symbolique du Buisson ardent) ne s’est jamais consumé, pourquoi ? Parce que Dieu est Son Père, Dieu est avec lui. Il est au milieu de lui, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas. Et Dieu dans ces temps eschatologiques qui ont déjà commencé sera toujours son Père, ceci malgré les temps de détresse et d’angoisse qu’il est appelé à vivre, malgré l’antisémitisme qui grandit actuellement et concernant les temps à venir, qui aboutiront au Rassemblement, puis au rétablissement du peuple d’Israël après la Parousie du Christ de gloire sur le Mont des Oliviers. En ce jour, Ses pieds se poseront sur la Montagne des Oliviers qui est vis à vis de Jérusalem, du côté de l’Orient. (Zach. 14 : 4) Là il y aura le rétablissement dans la terre que Dieu leur a donnée. Concernant ces temps à venir, Dieu parle à Son peuple par la bouche du prophète Jérémie en disant ceci (Jér.31/9) : « Je suis un Père pour Israël et Ephraim est Mon premier-né. » Enfin, n’est-ce pas l’écho d’un Père qui résonne dans l’Ancien Testament quand Dieu parle à Son peuple d’Israël en disant : (Jér.31/3) : « Je t’aime d’un amour éternel. » Bien sûr on peut le prendre pour l’Eglise, pour les rachetés ; je sais que le Seigneur m’aime d’un amour éternel, je sais qu’Il t’aime, mon frère, ma sœur, mais cette parole s’adresse d’abord à Israël. Dieu est le Père d’Israël, le Père de la nation d’Israël. Et dans ces temps mouvementés où il y aura une angoisse incroyable, il est bon de replacer Israël à sa juste place. Cependant, l’Ancien Testament ne laisse voir chez l’Israélite croyant aucune conscience d’une relation filiale et personnelle avec Dieu. Le Saint-Esprit qui est l’Esprit de Son Fils ne pouvait être dispensé et ainsi le rendre conscient d’une relation filiale avant que la Rédemption ne soit accomplie.

Dieu, le Père des croyants
Voyons maintenant cette « filialité » entre Dieu le Père et les croyants, Ses enfants c’est à dire ceux qui sont nés de Dieu spirituellement, par le Saint-Esprit et par la Parole de Dieu, Celle du Christ. Là aussi je vous cite deux textes dans le Nouveau Testament. D’abord Romains 8/15 : « Vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption par lequel nous crions : Abba ! Père ! » Puis Galates 4/4-6 : « Dieu a envoyé Son Fils, né d’une femme, né sous la Loi, afin qu’Il rachète ceux qui étaient sous la Loi, afin que nous recevions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de Son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! » Nous sommes donc, des enfants de Dieu, des fils de Dieu par adoption. Dernièrement, j’ai fait la connaissance d’un professeur de grec ancien. J’en ai profité bien sûr pour vérifier la signification exacte de certains termes bibliques et nous nous sommes entretenus sur le terme « Huiothésia » qui signifie : adoption. Il signifie : donner la place d’un fils. Il ne faut jamais oublier, mes frères et sœurs que nous sommes des enfants de Dieu, des fils de Dieu par adoption. Dieu nous a donné la place d’un fils : c’est un don ! une pure grâce ! un cadeau de la part de Dieu ! Nous n’avons aucun mérite et en même temps nous avons la place d’un fils ! Alléluia ! C’est formidable !

Encore quelques mots d’enseignement : Ce mot « Huiothésia » exprime plus une position qu’une relation de parenté. La nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu, l’adoption nous donne la place, la position de fils de Dieu. Dès l’instant où nous avons cru, nous obtenons le statut d’enfant de Dieu et le droit d’être appelés fils de Dieu, fils de Dieu par adoption. Le Saint-Esprit est venu demeurer en nous dès la nouvelle naissance, d’ailleurs il y a une grande différence entre la nouvelle naissance qui fait de nous des enfants de Dieu et le baptême du Saint-Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu revêtus de la puissance du Saint-Esprit, il ne faut pas tout mélanger. Le Saint-Esprit qui est venu demeurer en nous, nous rend conscient de la réalité de cette expérience spirituelle. L’apôtre Paul nous dit (Rom.8/16) : « L’Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » Nous sommes donc des enfants de Dieu et l’apôtre de l’amour, Jean ajoute (Jn.3/2-3) : «Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu (et nous le sommes, Alléluia !) et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté, (nous savons que cela le sera lorsque paraîtra le Christ de gloire) nous serons semblables à Lui, nous Le verrons tel qu’Il est. Quiconque a cette espérance en Lui se purifie comme Lui-même est pur. » Quand on regarde de près le verbe « se purifier », c’est le verbe qui est employé pour celui qui voulait entrer dans le Sanctuaire, dans la Présence de Dieu. Je vous rappellerai ce verset de la Bible (Héb.12 /14) : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur. »

Nous sommes donc des enfants de Dieu, des fils de Dieu par adoption et derrière ce mot « adoption » il y a l’œuvre de la Croix, le Sang précieux et expiatoire de Jésus, la repentance, la nouvelle naissance et c’est parce que nous avons reçu le Saint-Esprit, l’Esprit d’adoption, l’Esprit de Son Fils que nous pouvons dire à Dieu : Abba ! Père ! Avons-nous vraiment conscience du privilège formidable que nous avons de dire à Dieu, sans crainte : Abba ! Père ! de dire à ce Dieu « qui donne la vie à toutes choses » qui est le Créateur du Cosmos, des planètes, des soleils, des galaxies : Abba ! Père ! A ce Dieu « bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, Celui, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle » (1 Tim.6/13-16). Et nous pouvons dire à ce Dieu, Source de toutes choses, Créateur de toutes vies, au Créateur de l’Univers : Abba ! Père ! Et je suis certain que quand nous le Lui disons, par l’Esprit de Son Fils qui est en nous, par l’Esprit d’adoption, alors Son cœur d’Amour tressaille…

Mais attention ! Attention ! Si nous disons Abba ! Père ! à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, que nos lèvres, nos vies soient purifiées par le sang de Jésus, Son Fils, et qu’elles soient en conformité avec Sa Sainte Parole, parce que dire : Père à Dieu et avoir une vie décousue, une vie qui n’est pas en conformité avec Sa Parole, c’est très dangereux. Ainsi dans la Présence de Dieu, de notre Père, tout d’abord nous Lui « ouvrons » notre cœur, l’intérieur de notre être spirituel, notre âme, qui a été rachetée et purifiée par le sang de Jésus, Son Fils, puis notre bouche déborde peut-être doucement au départ, puis nos lèvres par la foi vont propulser la prière vers Dieu, notre Père : Abba ! Père ! Je veux dire par là que la prière vient du plus profond de notre être intérieur.

Je voudrais terminer ce message par une prière à Dieu, notre Père. Nous sommes là devant le Trône de Dieu. Avant cette prière, je vais vous lire un court passage dans l’Apocalypse, c’est extraordinaire, cela parle de Notre Père sur le Trône. Apocalypse 4/1-11 : « Après cela je regardais, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt, Je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône Quelqu’un (c’est un Juif qui parle, il ne dit pas Dieu, mais Quelqu’un) était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine (le jaspe est un diamant étincelant, transparent comme du cristal, la sardoine a la couleur du sang comme le rubis) et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude (c’est du verre lumineux transparent). Autour du trône je vis 24 trônes et sur ces trônes 24 vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or… » Je suis profondément ému par la grandeur de Dieu, Oh ! ce Dieu qui a créé toutes choses, qui a tout pouvoir et en même temps de pouvoir Lui dire : Abba ! Père ! Dans ces mots, il y a le sang de Jésus, Golgotha.

Je termine par cette prière, je la dis pour l’Eglise :
* Père ! Glorifie Ton Nom !
* Père ! Que Ton Nom soit sanctifié ! Que Ta personne soit profondément respectée !
* Père ! Merci pour Ton Fils unique que Tu as envoyé dans le monde, pour que nous vivions par Lui.
* Père ! Merci pour Ton Fils unique que Tu nous as « donné », que Tu as sacrifié pour nous.
* Père ! Merci pour le sang de Jésus, Ton Fils, qui nous purifie de tout péché.
* Père ! Merci pour le Saint-Esprit, l’Esprit de Ton Fils, que Tu nous as donné, qui est en nous et par lequel ce matin nous pouvons « crier » du plus profond de nos êtres spirituels : Abba ! Père !
* Père ! A Toi toute la gloire, la Puissance et l’Honneur au Nom de Ton Fils : Jésus-Christ.

AMEN


Dernière édition par verda le Jeu Juin 09, 2005 9:54 am; édité 1 fois
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